Accéder au pardon véritable

Pardonner est une des clés de sagesse spirituelle partagée par tous les enseignants dont vous pourrez lire les écrits ou croiser la route…
Cependant, il arrive qu’il soit difficile de pardonner.
Dans ces moments-là, il est bon de se rappeler les bienfaits, pour vous, du pardon.
A quel point cela sera libérateur.
Pour vous.
Vous pourrez alors partir à la recherche de ce qui vous empêche d’accéder au pardon véritable : quels sont les freins à l’œuvre ?
Et parvenir à développer le processus qui vous permettra de pouvoir pardonner, véritablement, en profondeur.

 

Pourquoi pardonner ?

« Tout pardon est un cadeau pour soi-même. » cette citation d’Un cours en miracle résume l’importance du pardon.
Même si cela est au final bénéfique, d’un point de vue spirituel et énergétique, pour toutes les personnes concernées, vous ne pardonnez pas pour l’autre,
Prenez conscience que le bénéfice principal sera pour vous.
C’est à vous, avant tout, que vous ferez du bien.
Et principalement vous, que vous pénaliserez dans le cas contraire.

Pardonner pour se libérer

C’est un voyage vers la libération, mais aussi vers la guérison.
La guérison du corps, de l’esprit et de l’âme.
Se sortir de la souffrance de la rancœur, du ressentiment et peut-être de la haine, si l’intensité de votre ressenti va jusque-là…
C’est à nous-mêmes que nous faisons du mal, c’est nous-mêmes que nous blessons lorsque nous restons sous l’influence de ces émotions.
Pardonner pour être en paix, retrouver notre sérénité. Notre alignement.

Sans pardon, nous nous pénalisons nous-mêmes
Quand on ne pardonne pas, c’est comme si nous nous imposions une « double peine ». Au-delà de l’événement vécu alors, dans le passé, nos émotions le réactivent au présent. C’est aujourd’hui, que nous ressentons encore, la colère, la tristesse, la rancœur, le ressentiment…
Nous nous sentons mal, dans le présent, pour un événement passé.
Ces émotions non digérées et revécues au quotidien sont de véritables poisons toxiques pour votre corps. Entretenir la colère, ou tout au moins ne pas parvenir à la calmer, nous « empoisonne ».

« Le pardon est libérateur. […] pardonner ne signifie pas que vous allez oublier votre passé,
mais que vous n’allez plus oublier de vivre dans le présent. »

« Il importe de savoir faire le deuil de son passé. » Louise Hay

 

Une précision complémentaire : il arrive que nous pensions avoir fait la paix, alors qu’on a juste mis de côté certaines émotions négatives, qui ne sont toujours pas « digérées ». Une fuite ou un déni de ressenti profonds refoulés… Ce n’est pas du pardon véritable
Comment savoir où vous en êtes ?
C’est très simple : comment vous sentez-vous si je vous demande de repenser à la personne ou la situation en cause ?

Ne pas pardonner nous maintient dans une position de victime.

Lorsque nous nous sentons victime, d’une personne ou dans une situation, nous maintenons en nous un ressenti d’impuissance. Nous oublions avoir été partie prenante : partenaire et protagoniste de ce qui a été.
Une croyance qui ne prend pas en compte notre propre responsabilité dans ce qui est arrivé.

Je sais que je peux heurter ainsi la sensibilité de nombreuses personnes ayant vécu des évènements douloureux. Il est extrêmement difficile de considérer que nous ayons pu être co-créateurs (inconscients et involontairement bien sûr) de drames qui nous ont profondément blessés.
Avant de continuer, si tel est votre cas, sachez que je prends totalement en compte la souffrance qui a été la vôtre. Je ne la nie pas. J’essaye juste de vous prendre par la main, avec une immense bienveillance à votre égard, pour vous amener à développer un autre regard sur votre histoire.
Vous permettre ainsi d’apaiser le passé, pour vous permettre de vivre mieux au présent, et à l’avenir.
Et cela passe par un véritable pardon.
Ce qui nécessite de ne pas se vivre comme uniquement victime.
À un niveau, plus spirituel, pouvez-vous reconsidérer que cette situation faisait partie de votre plan de vie ?

Cette épreuve fait partie de votre vie, de votre histoire.
Pouvez-vous considérer, voir, en quoi elle a pu avoir, aussi, des conséquences bénéfiques ?

J’essaye d’être la plus délicate possible dans les mots que je vous transmets, par respect pour ce que vous avez pu traverser

 

Les freins et les limites : les résistances intérieures

J’ai pu observer, et sentir dans l’énergie des personnes que j’accompagne, que le pardon est parfois délicat à « s’intégrer en nous ».

Mentalement, philosophiquement, spirituellement, nous le souhaitons.
Nous souhaitons nous libérer. Nous souhaitons être en paix en nous et avec l’autre.
Mais « quelque chose » résiste.
A l’intérieur, s’exprime un « non ».
Une envie de ne pas pardonner.
Pourquoi ?
Où se situent ces résistances ?

L’influence de notre cher ego …

Dans l’ego, bien sûr. L’ego qui aimerait bien … assouvir un désir plus ou moins caché de vengeance ? rétablir une sensation d’injustice ?
Mais l’ego fait partie de notre condition humaine. Le blâmer ne nous fait pas avancer.
Et l’ego n’est pas forcément seul en cause.
La résistance au pardon est aussi un indicateur. Un message.
Il nous signale que nous ne sommes pas suffisamment apaisés pour envisager de pardonner, avoir envie de le faire …
Parce que le pardon véritable part d’une envie réelle et sincère.
Pas d’un souhait mental, parce que ce serait « bien » de le faire … on se sentirait alors être une meilleure personne ? plus élevée spirituellement ? ça ne fonctionne pas ainsi …

Le paramètre temps

Parfois, il nous arrive d’oublier que le pardon est comme le deuil : il s’accompagne d’étapes.
Ce n’est pas une « baguette magique » qu’on agite pour tout pardonner d’un seul coup.
Il nous arrive ainsi de chercher à pardonner trop tôt. Alors que la blessure est encore sensible, à vif.

Si on tente de pardonner « trop vite », ce qui a été vécu n’a peut-être pas été suffisamment apaisé au préalable.
Des émotions n’ont pas été suffisamment prises en compte, intégrées.
Des leçons de vie n’ont peut-être pas pu être pleinement entendues et comprises, afin d’en délivrer leur sagesse.
Ces compréhensions, sur le chemin de notre vie, demandent à être vues.
Et si elles ne l’ont pas été suffisamment, il est possible que le pardon résiste.
Il faut alors passer par cette étape préalable :
Prendre soin des émotions qui ont été réactivées.
Prendre soin des messages.
Comprendre ce qui a été vécu, quel en est le sens, quel en est la possibilité de progrès.

 

Le process du pardon véritable : les clés pour libérer la voie du pardon

Les étapes préalables passent par l’acceptation, l’accompagnement des émotions résiduelles et la compréhension de l’enseignement.
Idéalement dans cet ordre.

Accepter

Admettre, reconnaître ce qui a été vécu : c’est un fait, une réalité.
C’est ainsi.
Plus vite, vous l’aurez intégré comme tel, moins vous souffrirez.

Traverser les émotions en lien avec la situation

Les apaiser. Tant que nous sommes sous l’effet du ressentiment, de la tristesse de la colère ou… d’une quelconque émotion « compliquée » et potentiellement inconfortable, nous ne devons pas les nier.
C’est notre part de totale humanité
Si vous avez traversé des circonstances difficiles, accueillez-vous.
Permettez-vous d’être tristes, désespérés, en rage, d’être « là où vous en êtes ».
Prenez soin de vous.
Pratiquez l’auto-compassion, l’auto-bienveillance à votre égard.
Des résidus d’émotions peuvent encore être présents des années plus tard…
Et même si ce n’est pas « idéal », c’est ainsi : à cet endroit aussi, l’acceptation nous aide.
Les reconnaître avec authenticité et humilité, dans notre vulnérabilité, pour pouvoir les libérer.

Avoir tiré profit des enseignements de la situation

« L’important n’est pas ce qu’on fait de nous, mais ce que
nous faisons nous-mêmes de ce qu’on a fait de nous.
»

Cette phrase de Sartre est encore plus puissante lorsqu’on la lit avec un point de vue spirituel : si cette difficulté dans ma vie est une occasion d’apprendre, en ai-je vraiment tiré avantage ?
En ai-je profité pour aller prendre soin de la blessure en moi qui a été ainsi réactivée ? Comment agir, la prochaine fois, pour ne pas retomber dans la même ornière ?

Nous ne sommes alors plus victime des événements, et pouvons de nouveau avancer dans nos vies, avec plus de conscience et plus de paix intérieure.
C’est la clé de la compréhension, permettant de développer un regard de bienveillance et de compassion sur la situation et toutes les personnes concernées (y compris vous-même).
Percevoir par ailleurs, que chacun fait, d’une certaine façon, de son mieux dans le champ de ce qui lui est possible, en fonction de ses croyances, sa vision de la vie (ce qui intègre son histoire, ses blessures et failles, conscientes et inconscientes) …

 

Une anecdote personnelle pour illustrer comment « ça marche » :
… Je n’arrivais pas à « lâcher » vraiment ma perception négative et pardonner (réellement, en profondeur) un de mes ex … Je reste, régulièrement, très très humaine… Au moment de la séparation, c’est normal, mais quand le ressentiment (en partie non avoué et non assumé) persiste… il y a quelque chose qui cloche …
Je pensais avoir pardonné… mais pas totalement
Alors, j’ai refait, recommencé le process :
Y a-t-il une émotion encore bloquée … ahhh, je n’ai pas assez laissé la colère se vivre à l’époque ? … ok, qu’est-ce que je vais faire aujourd’hui pour nettoyer, évacuer, cette colère résiduelle… ?
Y a-t-il une « reason why », une compréhension, un cadeau de cette histoire que je n’ai pas encore vu ?
Une faille personnelle qui est encore active et qui s’invite, de cette façon, à ce que je la vois … pour m’en libérer ?

Et, je progresse ainsi, jusqu’à ce que le pardon puisse devenir la conclusion naturelle du process
J’utilise alors les « prières du pardon » (que vous pouvez retrouver dans la rubrique Ressources), en pensant à me pardonner aussi à moi-même pour tout ce qui a été vécu.
Le pardon est alors complet, profond, véritable.

Et je remercie pour la paix et la sérénité intérieure retrouvées …

 

Une dernière précision … pardonner ne signifie pas :
Que nous sommes d’accord pour revivre la même chose …
Que nous devons devenir ami avec la personne concernée …

Si l’histoire vécue est une « leçon de vie », un apprentissage, nous les conservons en mémoire comme tels, avec la libération en plus.
Je vous partage en conclusion une citation du Dr Joe Dispenza que j’affectionne particulièrement :

« Un souvenir sans charge émotionnelle s’appelle de la sagesse ».

 

J’espère que cette exploration des mécanismes favorisant ou freinant le pardon vous aura été utile.
En complément de cet article, vous pourrez poursuivre sur ce sujet avec : se pardonner, le pardon envers soi-même et les prières du pardon.
Je vous conseille également l’écoute du podcast la vie n’est pas un long fleuve tranquille…

Je suis à l’écoute de vos questions, besoins et partages pour aller plus loin…

 

Crédit photo : Luisella Planeta Leoni – Pixabay

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